Une étude sur l’utilisation de l’Internet en tant que moyen de communication chez les jeunes en Algérie a été réalisée, dernièrement, par M. Hassan Aggoun, étudiant en sciences de l’information et de la communication en collaboration avec l’institut de sondage Imar et la société Média Marketing. Cette étude a touché un échantillon de 210 jeunes Algérois âgés de 15 à 30 ans dont 110 femmes et 98 jeunes hommes.

L’auteur de l’étude a choisi les quartiers et localités à forte densité démographique dont Bab El-Oued, El-Harrach, Hussein-Dey, Aïn Benian, Garidi, les Sources et Hydra ainsi que l’université de Bouzaréah, l’École polytechnique, l’École nationale du commerce et l’Institut des sciences politiques pour réaliser son travail. L’étude a concerné, dira M. Hassan Aggoun, les différentes catégories socioprofessionnelles telles que les universitaires, les salariés, les cadres supérieurs et les chômeurs. L’auteur de l’étude a relevé que “25,7% des personnes interrogées utilisent l’Internet chaque jour et 34% d’entre eux sont âgés de 15 à 19 ans”, en soulignant que “16,70% des personnes interrogées n’utilisent pas l’Internet”.

La plupart des personnes interrogées, soit 40,2%, consacrent, indique M. Aggoun, entre 30 minutes et une heure pour l’Internet alors que 35,5% se connectent à l’Internet durant une heure à 2 heures par jour. Les jeunes Algérois dépensent au minimum 500 DA par mois pour l’Internet, soit 50,6% des personnes interrogées contre respectivement 18 et 3,5% des personnes interrogées qui consacrent entre 500 à 1 000 DA et entre 1 000 à 2 000 DA par mois. L’étude a démontré, également, que “75% des jeunes dont le niveau de vie est jugé bon consacre plus de 2 000 DA par mois à l’Internet”. On remarque que “seulement 32,2% des jeunes interrogés disposent d’une connexion Internet à domicile contre 74,3% des utilisateurs qui se connectent dans les cybercafés”. Cette étude fait ressortir que “61,3% des jeunes Algérois utilisent l’Internet pour la recherche de l’information, 43,3% pour communiquer, 32,3% pour nouer des liens d’amitié, 29,5% pour les jeux et 12,1% sont à la recherche de relations amoureuses”. La plupart des jeunes interrogés, soit 83,3%, possèdent une boîte électronique (e-mail) contre 16,2% qui n’ont pas d’adresse e-mail personnelle.

Concernant les sites Internet les plus consultés, l’étude a révélé que “la plupart des jeunes Algérois, soit 75,3%, utilisent le moteur de recherche Google contre respectivement 53,3 et 51,3% qui préfèrent les sites MSN et Yahoo”. On retient, aussi, que “46% des utilisateurs d’Internet s’intéressent à la tchatche et 43,5% préfèrent les sites de correspondance”. L’Internet a permis, indique M. Aggoun, à 54,3% des jeunes interrogés de nouer des relations d’amitié et à 16,2% de nouer des relations d’amour. On constate que “88,2% des jeunes interrogés utilisent l’Internet le soir contre 16,5% des utilisateurs qui préfèrent les week-ends”.


Source :Liberté

Janus Friis et Niklas Zennström vont lancer leur nouveau projet dans un mois ou deux Il s'agit d'un système de télévision et de vidéo sur Internet.

Voici venu le temps de « Venice ». Janus Friis et Niklas Zennström, les fondateurs des deux célèbres logiciels peer to peer Kazaa (échange de fichiers) et Skype (téléphonie sur Internet, racheté par eBay), vont bientôt dévoiler leur nouveau projet.

Ce mystérieux « Venice Project », qui alimente bien des spéculations sur la Toile, devrait débarquer dans « un mois ou deux », selon les propos de Janus Friis au journal danois Börsen, repris par Reuters. « Nous le présenterons publiquement dès que nous aurons l'assurance qu'il fonctionne suffisamment bien et qu'il y a suffisamment de contenus. »

Il s'agirait d'un système permettant aux internautes disposant d'un accès à Internet à haut débit de pouvoir accéder à des programmes de télévision et de vidéo gratuits, financés par la publicité et dotés d'une bonne qualité d'image.

Le site Internet de Venice, extrêmement dépouillé, évoque un « projet qui combine ce qui se fait de mieux à la télévision avec la puissance d'Internet, qui donne aux spectateurs, aux annonceurs et aux ayants droit plus de choix et de maîtrise ». Et d'ajouter que Venice, qui va « révolutionner la manière dont les gens perçoivent la télévision », n'est pas « une application de partage de fichiers ni un service de téléchargement ». Il s'agira plutôt d'un système de streaming, permettant d'avancer, de revenir en arrière ou de mettre sur pause le programme.

Le bon timing

Venice permettra, toujours selon Janus Friis, « aux gens disposant de contenus professionnels de les mettre sur Internet. Et ça peut être n'importe qui ». Pour éviter les « poursuites judiciaires », les pères du sulfureux Kazaa ont envoyé « beaucoup de personnes » pour négocier avec les groupes de médias et les ayants droit. Selon un article du site Internet de Business Week, daté de juillet dernier, des équipes auraient été mises en place dans plusieurs grandes villes, comme New York et Londres.

Le buzz va bon train autour de Venice, en attendant sa sortie. « Le timing doit être le bon. Sinon ça ne marchera pas. Nous avons été chanceux avec Kazaa et Skype qui ont été lancés absolument au bon moment », constate Janus Friis. L'arrivée de Venice confirme que la distribution de programmes vidéo en ligne est devenue un des grands enjeux du Web. Le confirment le rachat récent de YouTube par Google pour 1,6 milliard de dollars ou encore la diffusion de séries, de façon gratuite ou payante, de séries télévisées comme 24 ou Lost.

Source: 01Net

Si vous pensiez que le choix du nom du portable OLPC était bien arrêté, vous vous trompiez lourdement. Le portable à 100 dollars s’est tout d’abord fait connaître sous le nom de “portable à 100 dollars” tout simplement, puis on l’a appelé le CM1 (The Children's Machine 1) et enfin le 2B1 Children's Machine. Aujourd’hui, Negroponte l’a affublé d’un nom qui ne veut rien dire : XO. Non content de changer de nom, le portable s’est également offert une séance de relooking.


On la présente d’emblée comme la “CNN” française, sorte de version “frenchy” de BBC World, de Deutsche Well ou d’Al-Jaazera, avec un package culturel français, des “valeurs françaises”. Elle, c’est France 24, dernier label à venir enrichir le paysage audiovisuel français.

Son capital est détenu fifty-fifty par TF1 et France Télévisions. Dotée d’un budget annuel de 80 millions d’euros, France 24 est une chaîne d’information internationale qui devrait toucher dans un premier temps quelque 190 millions de téléspectateurs dans 90 pays dont la zone Maghreb et le Moyen-Orient.

À cet effet, la chaîne sera présente sur sept satellites (Hotbird 7, Astra 1, Atlantic Bird 2, Eurobird, Arabsat 3A, Nilesat 102 et NSS 7 Bande C). Elle devrait essaimer aux quatre coins de la planète avec un réseau de 170 journalistes issus de 27 pays. C’est donc une sorte de “LCI” plus ouverte sur le monde. Son lancement, qui est prévu pour décembre 2006, se fera à la fois en clair, en numérique et par Internet.

Elle émettra dans un premier temps en français et en anglais, et en juillet 2007, elle réservera des tranches en langue arabe. C’est dire les visées “expansionnistes” de cette chaîne dont tout le monde sait qu’elle obéit à la volonté d’un Chirac soucieux de vendre “sa” francophonie.

De quoi seront alimentés ses programmes ? Eh bien, comme toutes les chaînes d’information en continu, le gros de sa grille sera accaparé par une succession de JT et autres flashes d’information. Il y aura également des plages réservées aux talk-shows, aux émissions politiques, aux magazines de société et aux grands reportages.

Question : la chaîne ne serait-elle pas un simple “remake” de TV5 avec plus d’agressivité ? Il est vrai que l’une des missions de TV5 était la diffusion de la culture française dans le monde par un panel de programmes puisés globalement dans les chaînes “souches”. Mais, les ambitions de France 24 en termes d’audience internationale semblent autrement plus voraces, avec, à la clé, une diversité dans les contenus qui colleraient à la carte des pays “cibles”.

Cela dit, sa vocation première est d’assurer un rayonnement culturel de la France et d’apporter “un regard français” sur la marche du monde. C’est du reste, ce que décrète clairement la charte de la chaîne : “Notre mission : véhiculer partout dans le monde les valeurs de la France.” Alain de Pouzillac, président du directoire de la chaîne, précise : “Aujourd’hui, le monde est vu par les yeux des Américains. Nous ne voyons pas le monde de la même manière. Nous voulons poser un regard français sur le monde.” (Voir l’Humanité du 15 septembre 2006).

L’hégémonie politicomilitaire américaine, soutenue par un “atlantisme” médiatique (CNN, Fox News), déplaît donc fortement à Chirac et les officines médiatiques qui lui sont acquises. À cela, il faut ajouter le phénomène du bouquet arabe et le forcing des Al-Jaazera, Al-Arabia et autre MBC qui ont opéré carrément un détournement des publics arabes comme on l’a vu à l’occasion de la couverture de la dernière guerre du Golfe ou encore celle du Liban, avec des formats éditoriaux propres à nous.

Parallèlement à cette offensive atlantiste et arabe, il y a l’affaire Cheikh Kamel et le verrouillage de TPS, cédant à une logique proprement commerciale, sabordant la dimension “stratégique” et le côté “diplomatie d’image”. Les “valeurs de la France” se révélaient incompatibles avec le “business” de la Coupe du monde, ce qui portera un coup dur à l’audience française au Maghreb.

De son côté, la francophonie d’appareil n’a pas vraiment brillé en Roumanie, comme en témoigne l’attitude du Liban, sans compter le jeu trouble d’un Bouteflika qui continue à entretenir le suspense quant aux velléités d’une adhésion franche de l’Algérie à l’Organisation de la francophonie, soulignant que c’était par amitié à Chirac qu’il consentait à changer à l’Algérie de statut vis-à-vis de l’OIF.

Le lobbying de Chirac paie bien, en définitive, lui qui est sur tous les fronts. Il aura su fédérer Patrick de Carolis et Étienne Mougeotte autour d’une même cause destinée à promouvoir “le regard de la France”.

Une orientation qui, cependant, ne semble pas emballer la toute nouvelle rédaction de France 24, elle qui ne se voit pas du tout “embedded” dans la cuisine de l’Élysée, et qui se montre d’emblée jalouse de sa liberté éditoriale. “Notre métier ne consiste pas à porter des valeurs, mais à informer”, s’indigne Jean-François Téaldi, délégué SNJ-CGT de France Télévisions, dans les colonnes de 20 Minutes du 13 octobre dernier.

“La charte de BBC World assure une liberté totale à chaque journaliste. Et est dénuée de toute référence au rayonnement de la Grande-Bretagne dans le monde”, dira pour sa part Sian Kevill, une journaliste britannique citée par le même journal. Est-ce à dire que le ciel s’annonce déjà brouillé pour France 24 ?...


Source :LIBERTE

C'est sur Engadget que nous découvrons le nouveau projet des créateurs du clavier Optimus que je vous présentais ICI. Voici donc l'Upravlator, une sorte d'écran divisé en 12 petits écrans. A froid là, je n'ai pas d'idée de l'utilité d'un tel écran mais je suis sûr que vous en trouverez pour moi ! Techniquement, c'est un écran tactile de 10,8" avec une résolution de 640x480 avec 12 boutons transparents, chacun de ces derniers pouvant être activés en haut, en bas, à droite et à gauche.

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    Par le journal du geek

Fort Boyard Algérie, Ich Barari (Survivor), Ness El-Waha, Fakir W’rbeh, Alhan Oua Chabab (nouvelle version), Choumouê E’Télévision, Foussoul et El-Mountadaâ, une nouvelle version du Forum.

Telles sont les nouvelles émissions programmées par la télévision pour sa nouvelle grille prévue pour la rentrée sociale 2006/2007.

Cette année, selon le responsable de la programmation qui s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée, hier soir, et à laquelle était présent le directeur général de l’Entv, la télévision a opté pour la périodicité hebdomadaire des émissions, les émissions à concept international, les émissions interactives, une grande émission culturelle, une grande émission de proximité et l’usage du langage parlé dans certaines émissions tout public.

Donnant la répartition par sources, il a indiqué que la production nationale vient en premier avec 71,42%, soit un volume horaire de diffusion de 3 400 heures, suivie de la production étrangère avec 26,78% pour un volume horaire de diffusion de 1 275 heures tandis que le volume de la publicité et des communiqués est de 1,80% soit 85 heures. Sur les 1 275 heures de production étrangère, 1 202 heures (25,25%) sont d’origine arabe et 73 heures (1,54%) d’origine occidentale, est-il précisé.

Concernant les répartitions par genres, elles s’établissent comme suit : le volume horaire de diffusion des programmes éducatifs et culturels est de 1 222 heures 30 minutes, soit 25,68%, celui relatif à la diffusion des programmes informatifs est de 986 heures 00 minutes, soit 20,73% et le programme de divertissement est de 2 551 heures 30 minutes, soit 53,59%.

Le volume horaire de diffusion en arabe est de 4 427 heures 30 minutes, soit 93,02%, suivi par la diffusion en tamazight avec 259 heures 30 minutes, soit 5,45%, puis la production occidentale avec 73 heures soit 1,53%, a indiqué le responsable de la programmation précisant que cette nouvelle grille a été retardée à fin octobre, en raison de la programmation circonstancielle consacrée au ramadan.


Source :infosoir

Le programme d’investissement d’Algérie Télécom vise à hisser l’entreprise au rang d’opérateur leader à l’échelle africaine.

Le tout nouveau P-dg du Groupe Algérie Télécom, M.Slimane Keirreddine a déclaré, avant-hier, que la privatisation de AT suscite l’intérêt de pas moins d’une quarantaine d’opérateurs étrangers activant dans le domaine de la télécommunication. Cet intérêt traduit, selon le P-DG de AT, la santé financière dont jouit présentement l’opérateur historique de la téléphonie fixe en Algérie. Et c’est là, vraisemblablement, le contenu du message que voulait transmettre le nouveau patron d’Algérie Télecom lors d’une soirée conviviale tenue en l’honneur de la presse nationale, mercredi dernier, à Alger.

C’est aussi une manière pour M.Slimane Keirreddine de mettre en évidence les ambitions contenues dans le programme d’investissement d’Algérie Télécom s’étalant jusqu’à l’année 2011 et visant à hisser l’entreprise au rang d’un opérateur leader à l’échelle africaine. Mais avant que ce programme d’investissement ne se concrétise effectivement sur le terrain, le fait même qu’une quarantaine d’entreprises étrangères se déclarent, d’ores et déjà, comme soumissionnaires à l’opération d’ouverture du capital d’Algérie Télécom cela démontre, à juste titre, que cette entreprise est l’une des plus solides dans le paysage économique algérien. En langage de chiffres, les recettes engrangées annuellement par Algérie Télécom placent cette entreprise, jouissant d’un capital social de 100 millions de dinars, à la seconde position juste après Sonatrach. Ceci d’une part, d’autre part et pour revenir à l’opération d’ouverture de capital d’Algérie Télécom, celle-ci « est en cours » de l’avis de M.Slimane Keirreddine et « c’est au gouvernement que revient la latitude de décider des mesures ayant trait à cette question », a-t-il argué. Au sujet de l’opération de l’emprunt obligataire lancé par Algérie Télécom, le nouveau P-DG affirme qu’une somme de 20 milliards de dinars est déjà dans les caisses de Mobilis. En plus des banques qui se sont engagées à assurer le montant, le grand public a également manifesté son intérêt. Il y a lieu de rappeler que cet emprunt est le deuxième du genre. En novembre dernier, l’entreprise a levé 6,5 milliards de dinars pour ses besoins en investissements. Revenant à la situation de l’entreprise, le P-DG se montre très optimiste et ambitionne de réaliser un chiffre d’affaires de 140 milliards de dinars d’ici la fin de l’année en cours. « Nous espérons enregistrer un chiffre d’affaires de 140 milliards de dinars, soit une augmentation de 15% par rapport à 2005 » a-t-il conclu.

Source :l’expression

A travers la formation des cadres, Microsoft Algérie ambitionne de séduire les entreprises et particulièrement le secteur des PME pour généraliser l’utilisation des logiciels du géant mondial des logiciels.

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    Le lancement de Microsoft Partener Academy a pris effet, rappelons-le, au mois de mars dernier. C’est, accompagné de responsables de Microsoft, entre autres MM.Houari Belbari et Cherif Seddik, respectivement directeur Algérie et directeur Moyen-Orient et Afrique du Nord que M.Haïchour a souligné toute l’importance du rôle de la Partner Academy, notamment son engagement à développer les compétences en matière de Ntic (nouvelles technologies de l’information et de la communication).
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    De tels cycles de formation ouvrent des horizons nouveaux. Ils soutiennent et participent activement au processus de mise à niveau des TIC pour lesquels l’Algérie nourrit de grandes ambitions, au moment où il s’arrime, plus que jamais, à la société de l’information, a indiqué le ministre, poursuivant, qu’une société de l’information ne se construit pas seulement à coup d’infrastructures, de textes législatifs et réglementaires mais s’appuie également et surtout sur une stratégie d’éducation, de formation et de recherche, évoquant au passage, l’appel de M.Bouteflika au 11e Sommet de la Francophonie, tenu récemment à Bucarest, invitant à soutenir la Décennie africaine de l’éducation afin de réduire la fracture numérique entre le Nord et le Sud.
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    Selon ses concepteurs, la Microsoft Academy s’appuie sur une stratégie gagnante et vise à renforcer le capital humain en tant que facteur clé de la problématique d’appropriation des TIC. Ce qui explique, a priori, l’engouement des entreprises algériennes pour les rares cycles de formation jusque-là dispensés. Microsoft Algérie a, en effet, enregistré pas moins de 800 demandes officielles de la part des entreprises algériennes. Avec ce premier programme de formation ainsi achevé, elle aura, tout de même, satisfait une bonne partie de cette demande avec un taux d’objectifs atteint estimé à 150%. Soit 30 sociétés algériennes dont l’Ecole nationale de la poste et des technologies de l’information qui deviennent partenaires de Microsoft.
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    Source :L’expression dz

Technologie - Après de multiples retards, l'USB sans fil basé sur l'Ultrawideband va enfin apparaître dans les produits grand public. Les fabricants les préparent pour ces prochains mois.

La fin d'année devrait voir l'avènement de l'USB sans fil à courte portée ou Wireless USB (WUSB). C'est du moins ce qu'espèrent les constructeurs de PC et de produits électroniques grand public, qui veulent reléguer au passé les câbles USB encore indispensables aujourd'hui pour relier des baladeurs ou des claviers.

Cette technologie, basée sur l'ultrawideband (UWB), a souffert de nombreux retards, freinant les développements industriels. Mais d'ici la fin de l'année, elle devrait apparaître dans les magasins, intégrée dans des PC, imprimantes, disques durs externes ou lecteurs MP3.

Deux implémentations en concurrence

L'UWB offre un débit théorique de 480 mégabits par seconde (en pointe) pour une portée d'environ 3 mètres. Un taux de transfert qui décline évidemment lorsqu'on s'éloigne, dans un rayon maximal de 10 mètres. Si la vitesse risque d'être un peu inférieure dans la réalité, elle restera au même niveau que l'USB 2.0, et bien plus rapide que les réseaux Wi-Fi actuels.

Les retards de commercialisation sont dus à une rivalité entre les deux camps - la WiMedia Alliance menée par Intel et l'UWB Forum mené par Freescale - qui cherchent à imposer comme standard leur propre implémentation de la technologie UWB.

L'UWB Forum a souffert de la défection de Belkin, qui avait attiré toute l'attention lors du salon de l'électronique grand public CES 2006 (Consumer Electronics Show) avec un hub USB sans fil.

L'UWB Forum reprend l'avantage

Le camp WiMedia, soutenu par Sony, Texas Instruments, Hewlett-Packard et Samsung, compte commercialiser des puces et appareils certifiés WUSB. Mais il a pris du retard pour livrer ses produits, notamment pour améliorer l'usage dans les entreprises, où les réseaux sans fil doivent cohabiter.

L'UWB Forum a cependant repris l'avantage à l'Intel Developer Forum de San Francisco, le mois dernier. Intel, Kodak et Alereon, fabricant de puces UWB, ont montré cette technologie en action.

Des photos peuvent, par exemple, être téléchargées immédiatement d'une simple pression sur un bouton de l'appareil photo. Lorsque le PC détecte l'appareil pour la première fois, il demande à l'utilisateur s'il doit s'y connecter. Inutile de refaire ensuite à chaque fois l'opération sauf si l'on change d'appareil. Le principe est le même pour un disque dur ou un smartphone par exemple, et pourrait être étendu à des téléviseurs haute définition, estime Eric Broockman, P-DG d'Alereon.

Usage facile et sécurité renforcée

Les lecteurs MP3 sont un autre marché prometteur pour cette technologie. Microsoft n'a pourtant pas attendu: son baladeur Zune intégrera une puce Wi-Fi 802.11g, permettant à deux utilisateurs de partager des chansons. Pourtant, le Wireless USB est bien plus rapide et moins gourmand en énergie, assure Eric Broockman.

La difficulté est de garantir une utilisation aisée de la technologie, estime Mark Fidler, ingénieur chez Hewlett-Packard et membre de la WiMedia Alliance. «L'objectif est de rendre l'USB sans fil facile à utiliser, tout en garantissant un bon niveau de sécurité». Pour répondre à ces exigences, il faudra peut-être renforcer la procédure d'authentification pour que seuls certains appareils puissent se connecter entre eux.