TIC : quelles bonnes résolutions faut-il prendre pour 2014 ?

Numéro dossier: 85

Index de l'article


L’accès à Internet : beaucoup reste encore à faire



Le plan e-Algérie devait améliorer efficacement l’accès à Internet en 2013. Cet objectif n’a guère été atteint. Nous avons d’abord payé les conséquences  de l’échec du plan Ousratic. En effet, l'opération Ousratic, lancée en 2005 et qui visait à doter 6 millions de familles en micro-ordinateurs à l'horizon 2010, n’a pas atteint ses objectifs. Consistant à octroyer un crédit bancaire à chaque famille algérienne désireuse d’acquérir un micro-ordinateur et une connexion internet, ce projet dont l’objectif est d’améliorer l’accès de la société algérienne aux outils et moyens modernes de l’information et de la communication a pris beaucoup de temps et ce, en raison des contraintes bancaires rencontrées dans l’obtention d’un prêt. L’opération Ousratic II, qui a été annoncée depuis plus d’une année, n’a pas encore vu le jour. Les écoles sont toujours dans l''expectative, et tout le monde attend, mais rien n'arrive. Même les banques déclarent tout ignorer.

Dans ce contexte, le nombre des internautes en Algérie demeure largement en deçà du potentiel réel de notre pays. En tout et pour tout, l’Algérie compte 11 millions d’algériens utilisant actuellement Internet, contre 10 millions en 2011. En deux années, l’Algérie n’a gagné qu’un million d’internautes en plus.

Pour ce qui est du nombre global d’abonnés à Internet, il est de 1.6 million, soit 1.3 million d’abonnés à Algérie Télécom (ADSL) et environ 300 000 autres au réseau Internet via le mobile. Des chiffres encore ridicules quand on les compare aux données dont disposent les pays voisins. Pour colmater les brèches et remettre l’accès à Internet sur les rails, Algérie Télécom tente une campagne promotionnelle pour convaincre ses clients.

Et dés le début de l’année 2014, Algérie Télécom a fait les yeux doux à ses clients. Pour promouvoir ses nouvelles cartes de recharge ADSL, l’opérateur public offre à ses abonnés des journées de connexion gratuites. L'opérateur public ambitionne avec cette promotion de raccorder à Internet six millions de foyers algériens à l’ADSL. Un objectif ambitieux mais qui sera difficilement réalisable à cause des mauvaises prestations de l’opérateur historique et de la faible infrastructure existante. Et tant que ces problèmes subsistent, le développement du savoir et d’une économie numérique demeure compromis en Algérie.


Ceci dit, tous les espoirs reposent sur la 3G et son développement à travers le pays. Celle-ci pourrait contourner les difficultés actuelles et permettre aux acteurs des TIC d’innover et booster leurs projets. Le lancement de la 3G en Algérie a été salué pour l’heure comme un succès. Mais la cherté des premières offres a refroidi les enthousiasmes. Quoiqu’il en soit, en 2014, tout cela devra changer car rien ne peut rester statique avec les TIC et cela équivaut aussi à un pays aussi compliqué que l’Algérie.

Laissons le dernier mot à M. Younes Grar qui nous en dit encore plus sur les perspectives de l’année 2014 et les leçons à tirer de l’année 2013.