Date : 03/08/2020
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20 octobre 2011 Short Articles Imprimer

Pendant ce temps, dans le microcosme vidéoludique…

De notre côté du fossé numérique, on se souviendra du mois dernier, ainsi que du début octobre, comme une période de vache maigre, de pénurie, de famine vidéoludique, de désarroi, et d’expectative incertaine. En effet, la naissance du XGD3 a rendu momentanément impossible le piratage de softs aussi illustres que Gears of War 3, pour n’en citer qu’un. Qu’est ce que le XGD3 vous entends-je murmurer ? Il s’agit d’un nouveau format de DVD pour Xbox 360, la console phare. Les nouvelles protections allant avec cette innovation ont demandé du temps aux équipes de Robins des Bois des temps modernes (connus sous le nom de c4eva) pour fignoler un hack sûr et pérenne. Pour le joueur algérien, cela revient à emmener sa console au magasin pour qu’elle subisse ledit flashage (au prix d’environ 1 500 DA). Il est à noter que le passage à ce nouveau format ne justifie pour le moment pas d’augmentation du prix des jeux, toujours à 250 DA. Enfin, demandez bien la version LT 2.0 et non LT 1.9, déjà obsolète.

Zoom sur : Rise of Nightmares

Climat de sortie

Kinect trace une tranchée chaotique dans le champ de bataille du casual gaming. Le périphérique, indépendamment de ses qualités intrinsèques indéniables, se cantonne à un public néophyte, souvent prépubère, ou adulte débutant dans le monde merveilleux des jeux vidéo. Devant ce constat, quelques titres estampillés -16 ou -18 ont vu le jour pour ramener vers Kinect le Gamer, le vrai, le vétéran qui n’a pas froid aux yeux, que ni Résident Evil ni Silent Hill ne fait pleurnicher la nuit…Après le passablement risible Fighters Uncaged, un nouveau challenger fait son apparition sur l’étagère du magasin de jeu, pendant que ma Xbox 360 se fait désosser pour passer à la LT 2. 0.

Premières impressions

Rise of Nighmares n’a pas vocation à faire dans la dentelle, il revendiquera à chaque seconde son appartenance à la catégorie -18 ans, l’air de dire « J’suis sur Kinect mais j’suis un gros dur ! ». Les premières minutes de jeu ne sont pas dénuées de bonnes surprises : une ambiance oppressante renforcée par un manque de cadre scénaristique ; on se réveille prisonnier d’un donjon particulièrement dérangeant, le personnel d’hygiène semble être en grève depuis des lustres et les autres prisonniers tiennent plus du zombie vaguement humanoïde qu’autre chose. La réalisation est toutefois bancale à tous les niveaux: textures peu travaillées, personnages aux graphismes surannés… Reste le délicieux accent français mêlé de panique que l’on entend dans la voix de notre partenaire de cellule pour s’immerger dans un univers aussi malsain que celui de Saw (au bout de 5 minutes de jeu, deux murs se rapprochent inexorablement et vous écrasent vous et la fille qui vous accompagne. Puis, on vous fait incarner un autre personnage avant même que n’ayez le temps de vous extirper de votre torpeur). On pestera plus tard sur la réalisation, trop occupés pour l’instant à découvrir le :

Gameplay

C’est là que l’on se dit que Rise of Nightmares porte bien son nom : ce jeu est un vrai cauchemar ! Alors oui, on devine toutes les bonnes intentions qui ont animé les développeurs, et il est de bon ton de rendre hommage à l’effort fourni. En levant les deux bras comme pour boxer, on rentre en mode « combat », on mime alors des coups de bâton, de poings et même de pied pour occire l’ennemi patibulaire. Pour peu que l’on se concentre sur les mouvements et qu’il n’y ait pas trop d’adversaires en même temps, le tout fonctionne assez bien. Autre aspect de gameplay, le côté « point’n’click » du soft où en levant votre bras vous pouvez examiner et interagir avec votre environnement (récupérer des objets, actionner des leviers, ouvrir des portes). Mention spéciale pour les moments où vous devrez mimer les mouvements « comme dans la vraie vie » pour réussir lesdites actions. Encore une fois, on arrive à faire ce que l’on souhaite de son personnage…Entre ces deux versants du jeu se tient le noyau dur de la frustration qui promet de vous pourrir l’expérience, et qui viendra hanter vos nuits : LES DEPLACEMENTS!!!

Se déplacer relève du calvaire, quand une icône de déplacement automatique apparaît, on en profite (il faut lever le bras droit à 90 degrés pour ce faire), mais ce système n’est pas la panacée, et vous passerez le plus clair de votre temps à essayer de négocier des virages sur vousmême : pour avancer, il faut mettre un pied devant l’autre, pour reculer, on fait un pas en arrière, et pour tourner, il faut pivoter ses épaules vers la gauche ou vers la droite, une action de gameplay majeure rendue lente et très imprécise par Kinect.

Au total

Ce point névralgique annule à lui seul toute intuitivité dans le gameplay et donc tout l’intérêt du Kinect. Or, si l’on juge le jeu comme n’importe quel autre, sa réalisation datée et sa prise en main pataude ne sont pas compensées par le travail sur l’ambiance et les situations plus cruelles les unes que les autres auxquels vous serez soumis le long du jeu. Le public pré-pubère ou néophyte de Kinect ne se reconnaîtra pas dans l’univers nauséabond et sadique de Rise of Nighmares, quand les joueurs avertis ne digéreront pas sa prise en main gangrénée par ce fameux mouvement d’épaule hasardeux…Bien restreint et passablement bizarre est donc le fan lambda de Rise of Nightmares, si toutefois il existe.


Top des sorties


Le cru octobre 2011 est assez exceptionnel. Battlefield 3 et Rage joueront des coudes pour imposer leurs visions très différentes du FPS sur lesquels il nous tarde de revenir. Crysis profitera du contexte pour faire les yeux doux aux fans de la première heure en recrutant un nouveau public. Batman Arkham City tentera de faire honneur à son grand frère Arkham Asylum, sacré meilleur jeu Batman de tous les temps par les joueurs. Dark Souls occupera les gamers en attente de Skyrim en Novembre et un nième Dragon Ball Z, nommé Ultimate Tenkaichi déferlera encore une fois dans des millions de chaumières quelque soit sa qualité. Un deuxième Dance Central et un troisième Just Dance tenteront de faire oublier Rise of Nighmares aux joueurs Kinect, avec l’aide d’une seconde mouture de Kinectimals que je me refuse à tester pour préserver ma santé mentale. The Cursed Crusade et Sipder-Man : Aux Frontières du Temps tenteront de faire parler d’eux dans un contexte de sorties richissime… Vivement la suite !

Source: N'TIC 59 / ZIOUCHI Oussama

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