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2 septembre 2013 Imprimer

Condor Tab 8 : que vaut la tablette à 16 000 DA ?

Affichant l’un des meilleurs ratios dinars/ pouces de diagonale sur le marché, la Condor Tab 8 place la barre du prix au plus bas. Toute la question est donc de savoir où a été placée la barre de la qualité, mais avant, un peu de contexte.


Avec les précédentes moutures des tablettes « made in bladi », Condor a su jouer les équilibristes entre compromis et fonctionnalités. Le constructeur a aussi affiché des ambitions avec une gamme plus haut, comme à travers la Condor Tab 7.85, qu’un astigmate sans ses lunettes prendrait pour un iPad Mini. L’offre s’étoffe donc, mais alors que les références de ces produits n’indiquent que leurs tailles, leur différence de performance est notable. Où se situe donc la Condor Tab 8 ? Notre test en 4 points:

Design

On reste en terrain connu, la Tab 8 n’étant qu’une déclinaison de la Tab 10.1 en termes de design. Même finition granitée au toucher de la coque arrière, même plastique noir où se regroupent l’ensemble des ports : prise jack, microUSB, microHDMI (une délicate attention), et fente pour microSD. Enfin, on trouve la même bordure noire autour de l’écran, mais celui-ci étant plus petit que celui de la Tab 10.1. Les bords ont l’air plus épais, si bien que la partie utile de la face avant semble perdue au milieu de cette zone morte. On aurait donc aimé avoir des mensurations plus menues que les 209 x 163 mm de la Tab 8.

A 10 mm d’épaisseur, elle est toutefois plus fine que sa grande sœur, et à 350 grammes, bien plus légère. La Condor Tab 8 donne une sensation de robustesse et de finition correcte (la coque métallique y est pour beaucoup). En déplacement, nous la préférons facilement à un laptop, notamment grâce à son port microHDMI qui permet des scénarios impliquant des présentations PowerPoint (grâce notamment à l’application Kingsoft Office), ou le visionnement de vidéos sur grand écran. Pour ces utilisations précises, la Condor Tab 8 est tout simplement la meilleure proposition actuelle sur le marché à 16 000 DA.    

On le remarque en un coup d’œil, elle embarque deux capteurs optiques, 0.3 mégapixel à l’avant et 2 mégapixels à l’arrière. On ne les utilisera que pour de la vidéo conférence, en bonnes conditions d’éclairage, et si on n’a aucune autre alternative.

Voyons maintenant ce qui se cache sous le capot.

Configuration

Difficile d’avoir une documentation exhaustive en ce qui concerne la Condor Tab 8. Embarquant un processeur Dual-Core cadencé à 1.6 GHz et 1 Go de RAM, elle assure le minimum syndical en 2013 et fait même théoriquement mieux que la Condor Tab 10.1 (dont le CPU est cadencé à 1.5 GHz). Soyons clairs, en termes de puissance de calcul, la Condor Tab 8 joue dans la cour de machines bien plus onéreuses (qui a dit MediaPad ?).

Le stockage interne est de 16 Go, et on pourra lui ajouter 32 Go via microSD. La surprise vient plutôt de son système d’exploitation. On s’attendait à du Jelly Bean (Android 4.1 ou 4.2), mais la machine est fournie avec Ice Cream Sandwich (Android 4.0). On appréciera la légèreté des ajouts logiciels par Condor, car on retrouve une version quasiment nue de l’OS, agrémentée de quelques applications maison.

Condor SAV, qui permet de consulter les coordonnées des services après vente du constructeur par région, et Condor Enregistrement, qui permet de rejoindre la grande famille des clients Condor.

Ecran

Il a beau être HD (1024 x 768 pixels), l’écran IPS de la Condor Tab 8 rappelle à chaque instant que l’on est sur de l’entrée de gamme. Peu lumineux, il affiche des couleurs délavées, peu de détails, et y voir un film en HD n’est pas une expérience satisfaisante. On cherchera alors systématiquement à brancher la tablette par HDMI.

Toutefois, en tant que liseuse, la Condor Tab 8 s’en sort nettement mieux que n’importe quelle tablette à 20 000 DA de la concurrence, si bien que pour les pdf, on va plus naturellement vers la Tab 8 que vers son smartphone à l’écran étriqué, ou que vers son PC, plus encombrant.


Le bât blesse aussi concernant l’expérience tactile. La protection externe de l’écran n’est pas spécifiée dans la documentation, mais au toucher, l’écran semble moins lisse, et le doigt glisse plus difficilement que d’habitude.


Par « habitude », on entend « Gorilla Glass », une protection contre les micro-rayures, ce qui garde l’écran lisse et agréable à utiliser…il faudra faire sans. Conséquence directe, on utilisera moins la tablette pour jouer, on la réservera au travail, à la consultation de documents, et à la recherche sur Internet.

Justement, qu’en est-il des performances ?

Performances & connectivité


On arrive au point crucial. La Condor Tab 8 s’en sort honorablement, et les applications compatibles sont légion (Play Store oblige). Exit les jeux gourmands, mais la fonctionnalité est bien là. Il faudra faire avec de petites latences dans l’interface (que la mise à jour vers Jelly Bean améliore grandement) et quelques lags au lancement des applications, rien de rédhibitoire en hors ligne.

Les choses se gâtent quand le WiFi est de la partie. Il s’agit peut-être d’un défaut propre à l’unité que nous avons testé (les avis d’utilisateurs plaident dans des directions opposées), mais le signal WiFi a été systématiquement plus faible sur la tablette que sur nos autres terminaux.

Pire encore, en s’éloignant du modem, la tablette ne détectait plus de connexion, quand les autres périphériques demeuraient connectés. Surfer sur Internet est l’une des utilisations majeures de la tablette, mais il vaut mieux que le modem soit dans la même chambre.

Il est aussi à noter que la tablette embarque le Bluetooth, ainsi qu’une batterie que nous avons pu mettre à genou au bout de 4 ou 5 heures d’utilisation, ce qui n’est pas si mauvais.  
 
En conclusion, la Condor Tab 8 place la barre de la qualité plus haut que celle du prix. Pour 16 000 DA, la tablette sous Android tutoie des modèles que l’on trouve habituellement autour des 25 000 DA, sans sacrifier l’essentiel : la fonctionnalité. Certes, des compromis sont à faire concernant l’écran, et la connexion WiFi nous a semblé moins performante que prévu, mais il est difficile de ne pas la recommander. Jeune geek désargenté, lycéen ou collégien au cartable trop lourd, conférencier assurant des présentations en déplacement, et monsieur tout le monde qui veut visiter le web sur une machine de 350 grammes, la Condor Tab 8 fait le job sans fioritures, et c’est tout ce qu’on lui demande.

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