Date : 07/12/2019
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15 septembre 2019 Rédaction Imprimer

Le Gouvernement pose-t-il les jalons d’un projet Startup Act en Algérie ?

Le Gouvernement a dévoilé à l’occasion de Conférence nationale des startups tenue ce samedi au Centre international des Conférences (CIC-Alger), les grandes lignes de ce qui s’apparente à une stratégie de promotion des startups technologiques.

 

Dans un message lu en son nom par son chef de cabinet, le Premier ministre Noureddine Bedoui a annoncé quelques mesures « à même de faire émerger l’écosystème numérique algérien ». Il s’agit en premier lieu de la mise en place, avant la fin de l'année en cours, d’une agence nationale de numérisation, qui aura la charge de définir les contours de cette stratégie orientée vers les startups.

Selon ce responsable, le cadre juridique de cette agence a été élaboré en concertation avec les associations professionnelles en charge de porter la voix des startups.

En outre, le Premier ministre a annoncé la création de trois « Zones tech » au niveau national et la mise en place d’un fonds national d’investissement dédié aux startups, pour faciliter l’accès de ces entreprises au foncier industriel et aux financements.

Pour faciliter l’accès des startups aux commandes publiques, il a également annoncé la révision prochaine du code des marchés publics.

De son côté, le ministre du Commerce Said Djellab a rappelé les dispositions contenues dans l’avant-projet de loi de finances 2020 en faveur des startups. Il cité notamment : l’exemption des taxes et impôts, des facilitions pour l’accès au Registre du Commerce, l’abandon de l’obligation de disposer d’un local et l’octroi des 8000 locaux inexploités au niveau des communes au profit des startups.

Les intervenants au premier panel de cette conférence, dédié au retour d’expérience concernant la première participation officielle de l’Algérie au Salon Vivatech de Paris 2019, n’ont pas manqué de pointer la perversité des effets d’annonce et la gestion démagogique du secteur des TIC en Algérie depuis des années qui a fait que les énormes potentialités de l’économie numérique restent largement sous-exploitées.

Ils ont réclamé un vrai projet « Startup Act » comme ne cesse de le revendiquer les opérateurs de l’écosystème numérique algérien depuis des années : un cadre juridique clair spécifique aux startups pour appuyer le développement de l’écosystème numérique algérien.

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