Date : 20/10/2018
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ENTRETIEN AVEC RYMA AZZOUZ, DIRECTRICE COMMERCIALE À ICOSNET

Ils étaient une centaine dans les années 2000 et ils ne sont plus que deux aujourd’hui. ICOSNET, créée en 1999, fait partie de ces rescapés. Ce fournisseur d’accès internet privé développe son activité autour de solutions dédiées aux entreprises. Comment se porte son activité dans l’ombre de l’opérateur historique ? Quel avenir avec la nouvelle loi sur les télécommunications ? Entretien avec sa responsable commerciale, Ryma Azzouz.

 

N’TIC : Pouvez-vous nous parler des activités de Icosnet ?

Ryma Azzouz : Depuis sa création en 1999, ICOSNET a développé son activité ISP de fournisseur d’accès internet haut débit pour les entreprises en liaisons spécialisées et technologie Wireless. ICOSNET a aussi développé une panoplie de solutions de communication unifiée et services Cloud orientés métiers, Nos orientations futures sont aussi dirigées vers le grand public sous Le brand Vazii.

N’TIC : Avec les problèmes de concurrence que connait ce marché, comment se porte votre entreprise ?

R. A : Pour faire face à la concurrence, ICOSNET a toujours misé sur la qualité de ses services. Dans le domaine des nouvelles technologies, la concurrence ainsi que la conjoncture économique ont marqué en 2017 l’activité ISP plus que jamais. Pour rester compétitif et être toujours à l’écoute du marché ICOSNET, axe continuellement ses efforts sur l’innovation en termes de nouvelles offres et services BtoB et BtoC. Nous avons d’ailleurs déployé des solutions en Cloud et travaillons au développement d’offres pour le marché PME/TPE en croissance.

N’TIC : La nouvelle loi sur les télécommunications a enfin été votée à l’assemblée nationale. En tant qu’acteur TIC, avez-vous été associé ou été consulté pour l’élaboration du texte de loi ?

R.A : Malheureusement, en tant qu’acteur actif sur le marché des TIC algérien, nous n’avons été ni associés ni consultés lors de l’élaboration des textes de loi. Nous aurions bien entendu voulu contribuer à apporter notre point de vue et notre expérience à ce projet en tant qu’ISP et opérateur VoIP au même titre que les autres opérateurs qui ont joué un rôle important lors de l’élaboration du contenu des textes de loi.

N’TIC : Quelles sont vos attentes par rapport à cette nouvelle loi ?

R.A : Le cloud est depuis quelques années au cœur du développement des activités d’icosnet. Nous disposons déjà d’un data center au niveau de notre siège à Alger qui héberge de nombreuses solutions que nous commercialisons. Nos récents partenariats avec les leaders de l’édition de solutions télécom (Vocalcom / AVAYA...) ont été orientés pour commercialiser des solutions en mode Saas. Nous planifions une extension de nos infrastructures pour pouvoir héberger plus de solutions métiers et répondre aux besoins des différents marchés.

N’TIC : L’ARPT avait amendé le « Wifi outdoor » sur les cahiers des charges des ISP, où est-ce que ça en est aujourd’hui ?

R.A : Le cahier des charges Wifi Outdoor nous a été adressé en 2016 et a été depuis, amendé 2 fois. Nous sommes aujourd’hui autorisés à exploiter les fréquences, cependant, nous restons en attente de recevoir définitivement l’autorisation d’exploitation des équipements en cours de validation au niveau de l’ARPT pour vendre la solution ;

N’TIC : En Mars dernier, vous avez signé un contrat avec le groupe mondiale AVAYA, quels ont été les fruits de ce partenariat ?

R. A : Le partenariat avec AVAYA s’inscrit dans le cadre de la diversification des solutions de communications unifiées d’ICOSNET et le développement de ses offres en Cloud. Nous avons opté pour la solution SaaS - AVAYA AURA et avons été le premier partenaire mondialement à adopter cette solution qui est aujourd’hui hébergée au niveau de notre Data Center à Alger. Ce partenariat nous a permis de former et certifier nos équipes sur les multiples fonctionnalités de la solution. Nous comptons d’ailleurs dans nos rangs de nombreux experts certifiés.

N’TIC : Après le retrait de licence à Anwarnet, vous n’êtes plus que deux acteurs sur le marché, est-il si difficile d’être un ISP privé sur le marché Algérien ?

R.A : En 2003, nous étions plus de 80 ISPs autorisés, aujourd’hui, nous sommes 2 rescapés ! Cette activité est certes difficile. L’accès à la boucle locale est très limité. La bande passante Internet reste très onéreuse et le coût du déploiement d’un réseau national est rédhibitoire. Toutefois, le développement d’un business model clair dans le cadre d’un partenariat avec l’opérateur historique nous permettrait d’élargir notre gamme d’offres clients.

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